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Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?

Julien Philbert, expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, expert en pompes à chaleur ·

Le problème du chauffage électrique en Creuse

La Creuse est l'un des départements français où le tout-électrique est le plus répandu dans le parc résidentiel. Des décennies de construction à bas coût ont engendré des milliers de pavillons équipés de convecteurs électriques à effet Joule — communément appelés "grille-pains" dans le jargon des professionnels du bâtiment. Ces appareils, installés massivement dans les années 1970 à 1990, transforment directement l'énergie électrique en chaleur avec un rendement qui ne dépasse jamais 100 %. Dit autrement : pour produire 1 kWh de chaleur, vous consommez 1 kWh d'électricité. Il n'existe aucune marge d'efficacité possible.

Ce modèle de chauffage, acceptable lorsque le kilowattheure était bon marché, est devenu un véritable gouffre financier. Le tarif réglementé de l'électricité a plus que doublé en l'espace de dix ans, passant d'environ 0,12 €/kWh en 2012 à plus de 0,25 €/kWh en 2026. Pour une famille habitant un pavillon de 100 m² mal isolé à Guéret, Aubusson, Bourganeuf ou dans les communes rurales du plateau de Millevaches, la facture de chauffage peut dépasser 2 500 à 3 500 euros par an. Certains ménages creusois témoignent de factures atteignant 4 000 euros annuels pour des maisons datant des Trente Glorieuses, bâties sans isolation thermique sérieuse.

Les zones les plus concernées par ce problème sont les communes périurbaines de l'agglomération de Guéret, les bourgs ruraux comme La Souterraine, Auzances, Royère-de-Vassivière, Felletin, Évaux-les-Bains, mais aussi les nombreux hameaux dispersés sur le plateau de Millevaches — zone particulièrement exposée aux vents froids et aux températures négatives prolongées en hiver. Le département compte une proportion élevée de résidences principales chauffées exclusivement à l'électricité, bien au-dessus de la moyenne nationale. Cette dépendance au tout-électrique se double souvent d'une isolation insuffisante, ce qui aggrave mécaniquement les consommations.

La bonne nouvelle, c'est que le profil climatique de la Creuse est particulièrement favorable à l'installation d'une pompe à chaleur. Le département bénéficie d'un climat semi-continental à tendance montagnarde : les hivers sont froids et humides, mais les printemps et les automnes offrent des amplitudes thermiques idéales pour maximiser le coefficient de performance (COP) des équipements modernes. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, une pompe à chaleur air/eau ou air/air de dernière génération fonctionne efficacement jusqu'à -15 °C, couvrant largement les conditions hivernales observées dans le nord et l'est du département.

Tableau comparatif : pompe à chaleur vs radiateurs électriques

Pour prendre une décision éclairée, voici une comparaison factuelle et exhaustive des deux systèmes de chauffage, appliquée aux conditions réelles du département de la Creuse.

CritèreRadiateurs électriquesPompe à chaleur
Rendement énergétique100 % (1 kWh élec. = 1 kWh chaleur)300 à 400 % (COP 3 à 4)
Coût d'installation500 à 2 000 € (remplacement simple)3 000 à 16 000 € selon le type
Facture annuelle (100 m²)2 800 à 3 500 €/an900 à 1 400 €/an
Économies annuellesRéférence (0 €)1 500 à 2 500 €/an
Aides financières disponiblesAucune aide à l'installationMaPrimeRénov', CEE, Éco-PTZ, TVA 5,5 %
Eau chaude sanitaire (ECS)Chauffe-eau électrique séparé (coût additionnel)Intégrable avec ballon thermodynamique
Climatisation estivaleImpossiblePossible en mode réversible (PAC air/air et certaines air/eau)
Confort thermiqueChaleur sèche, air asséché, zones froidesChaleur douce et homogène, hygrométrie préservée
Impact sur le DPESouvent classe F ou GAmélioration vers D ou C possible
Durée de vie10 à 15 ans15 à 25 ans

Simulation sur 10 ans pour une maison de 100 m² en Creuse

Pour rendre la comparaison financière concrète et adaptée au territoire creusois, nous avons modélisé les coûts sur dix ans d'une maison de 100 m² construite dans les années 1980, située à Guéret, chauffée par des convecteurs électriques. Point de départ : une facture annuelle de chauffage de 3 200 euros, avec une hypothèse de hausse annuelle du prix de l'électricité de 3 % — hypothèse conservatrice au regard des évolutions observées depuis 2020.

Coûts cumulés sur 10 ans — radiateurs électriques

AnnéeFacture annuelle (hausse 3 %)Coût cumulé
Année 13 200 €3 200 €
Année 23 296 €6 496 €
Année 33 395 €9 891 €
Année 53 603 €17 023 €
Année 84 050 €29 147 €
Année 104 298 €37 816 €

Coûts cumulés sur 10 ans — pompe à chaleur air/eau

Hypothèse : installation d'une PAC air/eau à 12 000 euros bruts, après déduction des aides (MaPrimeRénov' 5 000 €, CEE 3 000 €), le reste à charge s'établit à 4 000 euros. La facture annuelle de chauffage passe à 1 100 euros (COP moyen de 3 sur le climat creusois), avec la même hausse tarifaire de 3 % appliquée.

AnnéeFacture annuelle (hausse 3 %)Coût cumulé (investissement inclus)
Année 11 100 €5 100 €
Année 21 133 €6 233 €
Année 31 167 €7 400 €
Année 51 239 €9 844 €
Année 81 392 €13 929 €
Année 101 478 €17 011 €

Résultat sur 10 ans : avec les radiateurs électriques, le propriétaire d'une maison de 100 m² en Creuse aura dépensé environ 37 800 euros en chauffage. Avec une PAC air/eau, le coût total (installation + énergie) se limite à 17 000 euros. L'économie nette dépasse 20 000 euros sur la décennie — sans compter la valorisation immobilière du bien et l'amélioration du DPE. Le retour sur investissement réel se situe entre 4 et 6 ans après aides.

Les avantages de la pompe à chaleur en Creuse

Une chaleur douce et homogène dans tout le logement

Le principal reproche fait aux convecteurs électriques est leur mode de fonctionnement par convection : ils chauffent l'air à proximité immédiate, créant des gradients thermiques importants entre le sol et le plafond, et des zones froides dans les pièces éloignées. Une pompe à chaleur couplée à des émetteurs basse température — plancher chauffant ou radiateurs hydrauliques basse température — diffuse une chaleur rayonnante régulière, bien plus confortable pour les occupants. Les familles qui ont fait le passage témoignent unanimement d'une amélioration significative du ressenti thermique, notamment pendant les nuits froides du plateau creusois.

La climatisation estivale : un atout croissant en Creuse

Si les étés creusois restaient traditionnellement frais, les épisodes caniculaires se font plus fréquents depuis 2019. La Creuse a enregistré plusieurs journées dépassant 35 °C lors des canicules de 2019, 2022 et 2023. Une PAC air/air réversible permet de basculer en mode rafraîchissement en quelques secondes, sans équipement supplémentaire. Certaines PAC air/eau modernes proposent également le rafraîchissement par le plancher chauffant. Cet avantage, longtemps perçu comme secondaire en Creuse, devient un argument de confort non négligeable et contribue à la valorisation du bien.

L'eau chaude sanitaire intégrée

Un poste de consommation souvent sous-estimé est la production d'eau chaude sanitaire. Dans les logements tout-électriques creusois, un chauffe-eau à résistance classique consomme en moyenne 800 à 1 200 kWh par an pour une famille de quatre personnes. Le ballon thermodynamique — une pompe à chaleur dédiée à l'eau chaude — divise ce poste par trois, avec une consommation ramenée à 250-400 kWh annuels. Certaines PAC air/eau permettent de produire simultanément chaleur et eau chaude sanitaire, centralisant tous les postes énergétiques autour d'un seul équipement.

La valorisation immobilière du patrimoine creusois

Le marché immobilier creusois est sensible à l'étiquette énergétique des logements, d'autant que le département attire une clientèle de néo-ruraux et de télétravailleurs depuis 2020, souvent attentifs aux coûts de chauffage. Passer d'un DPE F ou G à un DPE C ou D peut représenter une plus-value de 10 à 20 % sur la valeur vénale d'un bien, soit plusieurs dizaines de milliers d'euros pour une maison estimée à 150 000-200 000 euros — valeur courante dans les bourgs creusois. C'est un argument décisif pour les propriétaires envisageant une cession à moyen terme.

Des performances adaptées au climat creusois

Les pompes à chaleur modernes de type Inverter maintiennent un COP supérieur à 2,5 jusqu'à -10 °C, et certains modèles restent opérationnels jusqu'à -25 °C. Or, les températures minimales relevées à Guéret ou sur le plateau de Millevaches dépassent rarement -12 à -15 °C lors des hivers les plus rigoureux. Le printemps et l'automne, qui représentent une part importante de la saison de chauffe en Creuse (septembre à novembre, mars à mai), offrent des températures extérieures idéales entre 5 et 15 °C, période où le COP des PAC atteint ses valeurs maximales de 4 à 5. Le bilan annuel est donc particulièrement favorable.

Les solutions d'installation disponibles en Creuse

PAC air/air : le remplacement direct des convecteurs

La pompe à chaleur air/air constitue la solution la plus simple techniquement pour remplacer des convecteurs électriques. Elle ne nécessite aucun réseau hydraulique existant et s'installe en quelques jours. Une unité extérieure et une ou plusieurs unités intérieures suffisent à chauffer l'ensemble du logement. Son coût varie de 3 000 à 8 500 euros pour un système multi-split couvrant 100 m². Elle est réversible — elle peut climatiser en été — et son COP en chauffage atteint 3 à 4,5 selon les conditions extérieures. Seule limite : elle ne produit pas d'eau chaude sanitaire et reste moins adaptée aux maisons avec de nombreuses pièces distinctes.

PAC air/eau : la solution complète avec réseau hydraulique

La PAC air/eau représente l'investissement le plus structurant mais aussi le plus complet. Elle remplace intégralement la chaîne de production de chaleur et alimente un réseau de radiateurs hydrauliques ou un plancher chauffant. Dans un logement actuellement équipé de convecteurs, la création d'un réseau hydraulique est nécessaire, ce qui implique des travaux supplémentaires — à inclure dans le budget global. Le coût total de l'opération se situe entre 10 000 et 16 000 euros selon la surface et la complexité du chantier. C'est cette solution qui offre le meilleur confort thermique à long terme et les économies les plus importantes.

La solution mixte : PAC principale et convecteurs d'appoint

Certains propriétaires creusois optent pour une approche hybride : installation d'une PAC air/air ou air/eau couvrant les pièces de vie principales (séjour, chambres), tout en conservant quelques convecteurs dans les espaces moins fréquentés (entrée, dégagement, WC). Cette stratégie réduit le coût d'installation initial et permet de lisser l'investissement. Elle est particulièrement pertinente pour les maisons de caractère avec des configurations complexes, ou lorsque le budget ne permet pas une rénovation complète en une seule fois. Dans tous les cas, il est recommandé de coupler ce projet à une amélioration de l'isolation pour maximiser le retour sur investissement.

Aides et financement pour votre PAC en Creuse

La Creuse, avec ses nombreux ménages modestes et son parc immobilier ancien, bénéficie pleinement des dispositifs nationaux d'aide à la rénovation énergétique. En 2026, le cumul des aides disponibles peut couvrir une part très significative de l'investissement.

MaPrimeRénov' : jusqu'à 5 000 euros

MaPrimeRénov' est la principale aide de l'État pour l'installation d'une pompe à chaleur. Son montant varie selon les ressources du foyer : les ménages aux revenus très modestes peuvent percevoir jusqu'à 5 000 euros pour une PAC air/eau, et jusqu'à 4 000 euros pour une PAC air/air. Les ménages modestes touchent entre 3 000 et 4 000 euros. Les revenus intermédiaires et supérieurs bénéficient de montants réduits mais non négligeables. Compte tenu du niveau de revenus médian en Creuse — l'un des plus bas de France métropolitaine — une majorité des propriétaires creusois sont éligibles aux tranches les plus avantageuses.

Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : jusqu'à 4 000 euros

Les CEE constituent une aide complémentaire, versée par les fournisseurs d'énergie en échange de la réalisation de travaux d'économies d'énergie certifiés. Pour l'installation d'une PAC en remplacement d'un système de chauffage électrique à effet Joule, la prime CEE peut atteindre 3 000 à 4 000 euros selon la taille du logement et la zone climatique. Cette prime est cumulable avec MaPrimeRénov' et peut être obtenue via les offres "Coup de Pouce Chauffage" qui majorent les montants standards.

L'Éco-Prêt à Taux Zéro (Éco-PTZ) : jusqu'à 15 000 euros sans intérêts

L'Éco-PTZ permet de financer jusqu'à 15 000 euros de travaux à taux zéro pour l'installation d'une PAC. Ce prêt, accessible sans condition de ressources, s'étale sur 15 ans maximum et peut être cumulé avec toutes les autres aides. Il est particulièrement adapté aux propriétaires creusois qui souhaitent réaliser l'opération sans débourser de trésorerie immédiate. Il peut également couvrir les travaux annexes comme la pose d'un réseau hydraulique.

Le bonus sortie de passoire thermique

Un bonus spécifique de 1 500 euros est accordé aux ménages qui font passer leur logement d'une étiquette F ou G (passoire thermique) à au moins D dans le cadre d'une rénovation globale. Compte tenu du profil du parc immobilier creusois — fortement représenté en classes F et G — ce bonus concerne une large part des propriétaires du département.

TVA à 5,5 %

L'ensemble des travaux d'installation d'une pompe à chaleur dans une résidence principale de plus de deux ans bénéficient du taux réduit de TVA à 5,5 %, contre 20 % en tarif normal. Sur un chantier à 12 000 euros HT, ce seul avantage représente une économie de près de 1 740 euros. Cette réduction s'applique automatiquement, sans démarche spécifique, dès lors que vous faites appel à un installateur RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).

Attention : pour bénéficier de MaPrimeRénov' et des CEE, votre installateur doit impérativement être certifié RGE. Vérifiez cette certification avant toute signature de devis. En Creuse, le réseau des installateurs RGE est moins dense que dans les grandes métropoles : anticipez en sollicitant plusieurs professionnels bien en amont du projet.

DPE et obligations réglementaires : ce qui change pour les propriétaires creusois

La réglementation sur le DPE s'est considérablement durcie et ses conséquences sont directes pour les propriétaires bailleurs creusois. La Creuse, avec son parc locatif ancien dominé par des logements construits avant 1975 sans isolation performante, est particulièrement exposée.

L'interdiction de location des passoires thermiques

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE ne peuvent plus être mis en location. Cette interdiction concerne environ 20 000 logements en France, mais touche proportionnellement plus fortement les départements ruraux comme la Creuse où les logements anciens non rénovés sont nombreux. Dès 2028, l'interdiction s'étend aux logements classés F, ce qui représente une proportion beaucoup plus large du parc creusois. Enfin, les logements E seront visés à l'horizon 2034.

Pour un propriétaire bailleur à Guéret, Aubusson ou La Souterraine, la question n'est plus de savoir s'il faut rénover, mais quand et comment. Un logement avec des convecteurs électriques dans une maison des années 1970 non isolée est presque automatiquement classé F ou G. L'installation d'une pompe à chaleur, combinée à une isolation des combles et des murs, suffit généralement à faire passer le bien en D ou C — lui restituant sa capacité à être loué et améliorant significativement sa valeur marchande.

Le DPE comme outil de négociation immobilière

Au-delà de l'obligation légale, le DPE est devenu un critère de négociation majeur dans les transactions immobilières creuses. Les acquéreurs intègrent désormais les coûts de rénovation énergétique dans leur offre d'achat. Une maison classée G se vend avec une décote pouvant aller de 15 à 25 % par rapport à un bien équivalent classé C ou D. Dans un marché creusois où les prix restent modérés, cette décote peut représenter 20 000 à 40 000 euros sur une transaction, soit bien davantage que le coût de l'investissement en pompe à chaleur.

Cas concret : rénovation d'un pavillon années 1975 à Bourganeuf

Prenons l'exemple d'un pavillon de 110 m² construit en 1975 à Bourganeuf, dans le nord-est du département. Le logement est chauffé par huit convecteurs électriques de 1 000 à 2 000 W, sans isolation des murs extérieurs et avec une isolation des combles datant des années 1990. Le couple propriétaire, retraité, présente des revenus modestes au sens des barèmes de l'ANAH.

La situation initiale

  • DPE actuel : classe F (consommation estimée à 320 kWh/m²/an)
  • Facture de chauffage annuelle : 3 400 euros
  • Production d'eau chaude : chauffe-eau électrique de 200 L, consommation 950 kWh/an (237 euros)
  • Facture énergétique totale (chauffage + ECS + autres usages) : environ 4 200 euros/an

La solution retenue

  • Installation d'une PAC air/eau avec création d'un réseau de radiateurs basse température dans les pièces de vie principales
  • Remplacement du chauffe-eau électrique par un ballon thermodynamique
  • Isolation des combles perdus portée à 30 cm (travaux complémentaires)

Le budget et les aides

PosteMontant
PAC air/eau + installation13 500 €
Ballon thermodynamique2 800 €
Isolation combles (50 m²)2 200 €
Total travaux TTC (TVA 5,5 %)18 500 €
MaPrimeRénov' (revenus modestes)- 7 500 €
CEE Coup de Pouce- 3 500 €
Bonus sortie passoire thermique- 1 500 €
Reste à charge net6 000 €

Les résultats obtenus

  • DPE après travaux : classe C (consommation estimée à 125 kWh/m²/an)
  • Nouvelle facture de chauffage : 1 150 euros/an
  • Nouvelle facture ECS : 180 euros/an
  • Économies annuelles sur le chauffage et l'ECS : 2 820 euros
  • Retour sur investissement sur le reste à charge : 2,1 ans
  • Valorisation estimée du bien : +18 000 à 25 000 euros

Ce cas concret illustre parfaitement les possibilités offertes aux propriétaires creusois. Le reste à charge, financé en partie par un Éco-PTZ à taux zéro sur 10 ans, représente des mensualités inférieures aux économies réalisées sur la facture énergétique. En d'autres termes, la rénovation s'autofinance dès la première année.

Notre verdict : la pompe à chaleur, l'investissement le plus rentable en rénovation

En Creuse, la question de passer des radiateurs électriques à la pompe à chaleur ne se pose plus en termes de "si" mais de "comment". Les chiffres sont sans appel : une PAC moderne multiplie par 3 à 4 le rendement de votre chauffage, réduit la facture annuelle de 60 à 70 %, et s'autofinance en 4 à 6 ans dans la grande majorité des configurations creusois — souvent bien moins après déduction des aides.

Le contexte creusois est en réalité particulièrement favorable : un parc immobilier majoritairement ancien avec un fort gisement d'économies potentielles, un niveau de revenus permettant d'accéder aux tranches d'aides les plus élevées de MaPrimeRénov', et un profil climatique idéal pour maximiser le COP des équipements sur les longues saisons intermédiaires.

La réglementation sur les DPE apporte une urgence supplémentaire pour les propriétaires bailleurs : ne pas agir avant 2028 sur un logement classé F, c'est prendre le risque de voir son bien devenir inlouable et se déprécier fortement. À l'inverse, investir aujourd'hui dans une PAC performante, c'est sécuriser son patrimoine, réduire ses charges mensuelles, et contribuer à la transition énergétique d'un département qui en a plus que jamais besoin.

Pour aller plus loin

Sources

  • France Rénov' — Portail officiel de la rénovation énergétique : conditions et montants de MaPrimeRénov', Éco-PTZ, cartographie des conseillers.
  • ADEME — Agence de la Transition Écologique : données sur les performances des pompes à chaleur, guide d'achat, études de cas territoriales.
  • Observatoire DPE de l'ADEME — Statistiques sur le parc résidentiel par département (données 2024-2025).
  • INSEE — Données sur le parc de logements et les modes de chauffage en Creuse (recensement 2021).
  • CRE (Commission de Régulation de l'Énergie) — Historique des tarifs réglementés de l'électricité 2012-2026.

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